Assises nationales sur la refondation de l’état : Y aura-t-il consensus pour proroger la Transition ?

Après le Dialogue national inclusif (Dni), les Maliens sont appelés à des Assisses nationales sur la Refondation de l’Etat « pour se parler » et dans la foulée les autorités de la Transition tablent sur ces Assisses pour demander une possible prorogation de la Transition. Les  Maliens donneront-ils un quitus aux autorités pour proroger la Transition ?

Le débat d’une prorogation de la Transition s’enfle de jour en jour et les mouvements pour soutenir cette action se multiplient du jour au jour. Depuis quelques semaines, les partisans d’une prolongation de la Transition se font entendre. On se rappelle que le 7 août dernier, le mouvement « Mali Espoir » qui regroupe plusieurs  acteurs de la société civile, a organisé une conférence de presse pour réclamer la  prolongation de la transition. Le 13 août, c’était au tour du Mouvement des Jeunes patriotes du Mali, un autre front pro-prolongation  d’afficher son soutien aux putschistes en organisant une manifestation à Bamako. Au même moment, la classe politique, dans son écrasante majorité souhaite que les autorités tiennent ces élections aux dates indiquées. Pour elle, il est hors de question de proroger la durée de la Transition.

C’est dans ce brouhaha pro et anti prorogation, que les autorités de Transition envisagent d’organiser des Assises nationales sur la Refondation de l’Etat (ANR) dont les recommandations et conclusions auront un caractère exécutoire et serviront de base pour les réformes constitutionnelles concernant la relecture de la loi électorale, celle de loi portant sur la charte des partis politiques, l’élaboration de l’avant-projet de la constitution et la tenue du referendum constitutionnel. A ce titre ces Assisses nationales conféreront-ils le droit à Assimi Goïta et son Premier ministre, Choguel K. Maïga de prolonger la Transition ? C’est toute la question. Mais d’ores et déjà, le Premier ministre de la Transition a affirmé lors de sa rencontre avec les diplomates, que cette question de prorogation sera tranchée par les Assisses de la Refondation. Dans le même  registre,  la médiation de la Cédéao a affirmé qu’il prendra acte des résultats des Assises nationales.

Pour Kalilou Sidibé, politologue, toutes ces sorties des adeptes de la prolongation « est le fruit d’une volonté populaire».  D’après lui, les autorités de la Transition sont dans un « dilatoire » car ces dernières promettent la mise en œuvre d’une série de batteries de réformes qu’elles savent irréalisables dans les délais impartis. « Pour les responsables actuels, la Transition doit se poursuivre jusqu’à la fin 2023, date à laquelle aurait dû s’achever le mandat du président IBK », témoigne-il.

Source : Mali Tribune

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